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Eglise des bords de Marne
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Chers jeunes,

Quand vous vous envoyez des SMS,, vous utilisez un langage codé entre vous, avec des abréviations que vous seuls connaissez, et pas toujours les adultes.
Jésus lui-même, dans l’Evangile, pour parler de la fin des temps, emploie un langage codé, appelé le langage apocalyptique, le langage de la vision. Si nous faisons une lecture rapide, superficielle, ce langage aurait pour but de nous faire peur, de nous faire craindre le jugement de Dieu.
En fait c’est tout le contraire. Les images qu’emploient Jésus, c’est un langage porteur d’espérance.
Lorsque nous regardons la télévision ou que nous utilisons Facebook, le Smartphone, souvent sont diffusées des images négatives de notre monde : des images de guerre et de violence. Parfois aussi sont relayées des paroles de haine, de non-respect de l’autre, ce qui peut nous conduire à penser que le monde va à sa perte, que l’homme n’est pas bon pour son semblable.
Cette attitude n’est pas celle du chrétien, la foi en Jésus-Christ nous fait changer de lunettes : parce que le monde est beau, comme la beauté de la création, à travers les feuilles de toutes les couleurs en ce temps d’automne ; les arbres perdent leurs feuilles, comme s’ils étaient morts mais au printemps ils seront à nouveau couverts de fleurs puis de feuilles et à l’été porteurs de fruits.
Jésus connaît bien le cœur de l’homme qui se laisse envahir par des pensées de haine ou de violence, Jésus sait que la création est un travail d’enfantement et qu’elle attend sa libération, sa transfiguration, que l’homme aussi se comporte en propriétaire des ressources de la nature, en oubliant qu’il en est le gardien pour la génération à venir.
C’est pour libérer la création, pour libérer l’homme de la haine, du péché et de la mort que Jésus a offert sa vie en sacrifice une fois pour toutes.
Et malgré les apparences, la haine et la violence n’auront pas le dernier mot dans ce monde, mais l’amour.
Et nos yeux alors peuvent voir aussi qu’au sein de l’humanité se lèvent toujours des hommes et des femmes qui sont bâtisseurs de justice, d’amour et de paix, comme les bénévoles du Secours Catholique qui vous sollicitent aujourd’hui pour pouvoir accueillir, écouter, accompagner ceux qui sont démunis, seuls, marginalisés, pour leur redonner confiance en eux, pour qu’ils puissent se relever, et participer à leur tour à la construction d’un monde plus beau.
Ces bénévoles sont des personnes comme nous, ce sont des jeunes, des moins jeunes, ils sont touchés par la souffrance, le décès des autres, qui sont leurs frères, mais avec eux, en les accompagnant, ils participent à leur relèvement, leur résurrection. Ils visent le cœur de notre foi : la foi en Jésus mort et ressuscité ; ils nous disent que le Fils de l’homme est proche, il est à notre porte.


Mais qui peut soutenir notre espérance ?


1) C’est l’annonce du retour de Jésus :
On verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et gloire
L’expression le Fils de l’homme est une façon pour Jésus de se désigner lui-même, et il nous dit à travers les expressions gloire, puissance, qu’il a vaincu la mort et qu’il nous fera participer à sa résurrection, non pas seulement à la fin des temps, car c’est tous les jours qu’il vient à notre rencontre.
2) La Parole de Dieu, les paroles de Jésus
Il nous dit dans l’Evangile : le ciel et la terre passeront, mes paroles de passeront pas.
Nous entendons souvent beaucoup de paroles, de promesses qui ne se réalisent pas, et qui passent et qu’on oublie. Les paroles dans l’Evangile ont été prononcées il y a 2000 ans, elles ne sont pas des paroles du passé mais des paroles vivantes, qui portent notre espérance, qui éclairent notre route dans la vie ; bien que très anciennes, en elles sont présentes la parole même de Jésus, elles sont un appel à faire confiance, à nous relever, à ne pas nous laisser submerger par les difficultés de la vie ; elle sont des paroles qui nous touchent, qui viennent rejoindre notre désir d’aimer et d’être aimés, notre soif de vivre, et à travers ces paroles Jésus nous appelle à le suivre, il nous invite à vivre avec lui une relation d’amitié, d’alliance.
Ces paroles sont les paroles de la vie éternelle, qui ne sont pas seulement à reporter après notre mort, mais des paroles qui nous donnent la vie aujourd’hui, qui nous donnent la lumière au milieu de la nuit, qui nous invitent à aimer, à aimer les plus petits, les plus faibles.
Lorsque l’on vit un passage difficile, elles remontent à notre cœur, par exemple la parole du pauvre : « quand de nombreux soucis m’enveloppent, son amour me conduit. » Mais dans la vie éternelle, nos yeux s’ouvriront pour découvrir combien nous avons été aimés de Dieu et de nos êtres chers.

+ Mgr Michel Santier

Evêque de Créteil.

 

Messe des Jeunes du dimanche 18 novembre 2018 - Eglise Saint-Saturnin - Nogent-sur-marne

Homélie de Monseigneur SANTIER (Textes liturgiques :  Dn 12, 1-3 ;  Ps 15 ;  He 10, 11-14.18 ; Mc 13, 24-32)

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